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Lors de cet entretien, Jean-Loup Amselle revient tout d'abord sur le marquage ethnique en Afrique qu'il considère comme une conception proprement coloniale.
Il évoque la notion de "logique métisse" pour décrire une plus grande fluidité des identités qui s'opérait à l'époque précoloniale.
Cependant, cette notion de "logique métisse" a depuis, selon lui, été souvent galvaudée. C’est pour Jean-Loup Amselle une notion ambiguë qui repose sur des fondements biologiques : "pour métisser il faut d’abord isoler des lignées pures. Raisonner ainsi dans le domaine culturel est dangereux dans la mesure où cela induit un paradoxe : le métissage reproduit ce que l’on veut dénoncer".
C’est pourquoi il est passé, comme il nous l'explique, à la notion de "branchement", qui est une notion plus neutre :
"l’identité se définit par le fait de se brancher sur un réseau qui existe déjà . Vous avez à disposition un éventail de labels identitaires et vous piochez dedans pour vous fabriquer une identité".
Jean-Loup Amselle évoque également son sentiment concernant le musée du quai Branly.
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