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Musique azerbaïdjanaise et Mugam azerbaïdjanais




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Musique azerbaïdjanaise et Mugam azerbaïdjanais
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Intitulé Description Durée
 Un extrait de mugam  Les musiciens Malik Mansurov, Elshan Mansurov et Kamran Karimov nous interprètent un morceau de mugam azerbaïdjanais en guise d'introduction.  00:03:49
 Présentation des musiciens. Leur arrivée dans l'art  Dans cet extrait, les musiciens parlent de leur arrivée dans l'art. Malik Mansurov : "Notre enfance s'est déroulée en période soviétique. A l'époque toutes les familles voulaient "donner" leurs enfants à la musique. Comme mon père en était un grand amateur, ils nous a très tôt inscrits, moi et mon frère Elshan, à l'école de musique. C'est ainsi que nous avons commencé, dans les années 69-70, à apprendre la musique". Kamran Karimov : "Notre famille a toujours eu une grande passion pour la musique, surtout mon grand père. Nous avons plusieurs musiciens dans la famille. Mes parents ont remarqué très tôt mon engouement pour la musique, notamment pour le naghara et ils m'ont inscrit à l'école de musique".  00:03:24
 Intérêt pour la musique dans les familles azerbaïdjanaises  Le peuple azerbaïdjanais est passionné de musique. La musique nous accompagne dans toutes les circonstances de la vie. Dans les familles azerbaïdjanaises, il existe un grand intérêt pour la musique traditionnelle et notamment pour le mugam qui constitue le genre fondamental de la musique azerbaïdjanaise. Parallèlement, il existe - à un haut niveau - d'autres genres musicaux très populaires comme le pop, le jazz, le rock etc. Chacun de ces genres a ses auditeurs. Toutefois, il est très possible que les fans de pop et de rock d'aujourd'hui se tournent, à un moment, vers le mugam car c'est une musique qui demande de la maturité d'esprit.  00:02:57
 Le Mugam comme matrice de la musique azerbaïdjanaise et comme spécificité de ses genres musicaux  Tous les genres de musique – musique symphonique, opéra, jazz, rock, ... – existent en Azerbaïdjan à un très haut niveau. Leur particularité et leur originalité consistent par le fait qu'ils sont basés sur le mugam. Ainsi, dans l'opéra « Leyli et Medjnun » (1908) – premier opéra d'Orient – le grand compositeur azerbaïdjanais Uzeyir Hadjibeyov a su créer une synthèse harmonieuse entre la musique européenne et le mugam. Le jazz azerbaïdjanais est connu avant tout à travers l'éminent musicien et compositeur de jazz azerbaïdjanais Vagif Mustafazadé.Il existe une proximité entre le jazz et le mugam car ce sont des musiques libres et improvisées. Le mugam est le seul genre de musique qui nous diffère de la musique mondiale. Il constitue une des caractéristiques principales différenciant la musique des peuples orientaux de la musique européenne.  00:06:38
 Contacts entre la musique azerbaïdjanaise et différentes autres traditions musicales  Autrefois, à cause de l'insuffisance de communication, il n'y avait guère d'échanges entre les musiques. Aujourd'hui, cette tendance s'est renversée et on assiste à un phénomène d'intégration dans les cultures musicales. Dans ce contexte, certains éléments d'une culture passent dans une autre. Ce qui est très positif à condition de préserver l'individualité de sa propre musique.  00:02:19
 Le mugam "Shushter"  Les musiciens azerbaïdjanais nous interprètent le mugam "Shushter".  00:06:48
 Mugam azerbaïdjanais : caractéristiques, mugams principaux et mugams dérivés, voie d'évolution  Le mugam existe dans les cultures de nombreux peuples orientaux : chez les Ouïgours de Chine, en Inde, chez les Tadjiks, les Ouzbeks. Chaque peuple a sa propre vision du mugam. La différence principale entre le mugam azerbaïdjanais et celui des autres peuples réside dans son "caractère". Tous les caractères et les sentiments propres au peuple azerbaïdjanais, comme l'humanité, la tristesse, la joie, l'humour, la convivialité, la sociabilité, la passion et d'autres se reflètent dans le mugam. Le mugam azerbaïdjanais a traversé une longue période d'évolution. Certains mugams ont disparu. Il y a aussi des parties instrumentales qui sont inconnues aujourd'hui. D'autres ont changé leurs anciens noms. Le mugam est né avec le peuple azerbaïdjanais, il a été la première grande oeuvre de celui-ci et possède une histoire multiséculaire. Le mugam azerbaïdjanais contemporain comprend 12 mugams dont 7 sont des mugams principaux et 5 des mugams dérivés. Les mugams principaux sont : Rast, Seygah, Shur, Tchahargah,Humayun, Shushter, Bayati Shiraz. L'ensemble de ces 7 mugams est appelé « Destgah ». Chacun représente une grande oeuvre et est interprété, selon la créativité, le choix du chanteur, des musiciens, ou la patience de l'auditeur pendant une demi-heure, quarante minutes voire même deux heures. Les 5 mugams auxiliaires comme par exemple Qatar, Bayati Kurd, Rahab sont dérivés des mugams principaux.  00:04:40
 Musique populaire. Shikeste. Musique Ashiq.  Les shikestes se sont formés pendant le processus d'évolution du mugam. Les shikestes proviennent de la musique ashiq, qui est une musique folklorique azerbaïdjanaise. Le mugam est le genre classique de la musique azerbaïdjanaise. La musique ashiq est encore plus ancienne que les mugams, elle provient du « Dede Gorgud » et représente un genre de la création populaire. Le mugam est considéré comme une musique plus élitiste, comme on le disait avant c'est « la musique du palais ».  00:01:55
 "Garabag Shikestesi" ("Shikleste Karabakh") (extrait)  Les musiciens nous interprète un extrait de l'un des shikestes les plus connus d'Azerbaïdjan : le "Shikeste de Karabakh". Le Karabakh est l'une des plus belles régions d'Azerbaïdjan.  00:03:49
 Genres littéraires des mugams classiques et des shikestes  A la différence des mugams classiques composés sur des genres poétiques volumineux, comme par exemple des gezels, les shikestes se basent sur des genres poétiques plus courts tels que le bayati, le goshma, etc. Les grands maîtres de la littérature azerbaïdjanaise comme Nizami Gendjevi, Fizuli, Nabati ont créé de belles poésies en genre gezel. Les hanendes (chanteurs de mugams) utilisent le plus souvent les gezels. Les gezels représentent, eux aussi, un genre littéraire ancien de la littérature azerbaïdjanaise. Les bayatis, eux, sont des exemples de l'art populaire.  00:01:57
 Dénomination des mugams  Les noms des mugams sont liés aux noms d'un peuple ou d'un lieu géographique. Ainsi le "Bayatı Chiraz" est un mugam né à Chiraz. Les titres des mugams peuvent également refléter leur caractère. Ainsi, par exemple, les shikestes ("shikest" - "infirme") sont généralement lyriques. Le mugam "Heyratı" est, au contraire, un mugam de percussion, le mugam "Rast" signifie "droit".  00:02:58
 Modes des mugams azerbaïdjanais  Le mugam "Rast" est considéré, dans toute la culture orientale, comme le mugam principal. Tous les autres en découlent. Ce qui diffèrent les mugams les uns des autres, ce sont leurs modes, qui leurs sont propres. (Malik Mansurov nous en fait une démonstration sur le tar).  00:01:42
 Instruments de musique : le tar, le kamantcha, le naghara  Les musiciens nous présentent leurs instruments : Malik Mansurov : - "Le tar est un instrument qui est né au Proche et Moyen Orient, principalement en Iran et en Azerbaïdjan. Ce tar moderne (azerbaïdjanais) a été réalisé au Caucase. Il a été reconstruit au XIXe siècle par le maître Sadiqdjan. Le tar persan diffère par sa forme : il possède six cordes, le tar azerbaïdjanais en possède onze. Le tar est généralement fabriqué en bois de mûrier. Le manche est en bois de noyer. La membrane est faite de peau d'animal. Les cordes sont en métal. L'histoire du tar remonte très loin, plus de 300 ans. Son nom est évoqué dans des sources très anciennes, nous retrouvons les noms de tar, de tcheng et de kaman dans les oeuvres de Nizami (grand poète azerbaïdjanais du XII-XIIIe siècles)". Elshan Mansurov : - "Le kamantcha est un instrument traditionnel azerbaïdjanais. Il est principalement fait de bois de noyer ou d'abricotier. La membrane est fabriquée avec de la peau de poisson. Le kamantcha, que je tiens, est en bois de noyer incrusté de nacre. L'archet est composé par des mèches de queue de cheval". Kamran Karimov : - "Le naghara est également l'un des plus anciens instruments traditionnels azerbaïdjanais. Il est fait de bois de noyer alors que les surfaces sont faites l'une de peau de chèvre, l'autre de plastique, pour répondre aux tendances de la modernité. La surface en peau de chèvre convient mieux lorsque l'instrument accompagne le tar ou le kamantcha car le son émis par cette matière est plus naturel. La régulation des tensions des fils qui sont sur le corps du naghara permet d'obtenir des tonalités plus ou moins hautes ou basses du son".  00:04:19
 Principaux instruments musicaux du mugam azerbaïdjanais  Les mugams azerbaïdjanais sont généralement interprêtés sur trois instruments traditionnels le tar, le kamantcha et le naghara. Cependant, il existe des parties dites "sazende" c'est-à-dire des parties jouées avec un instrument populaire azerbaïdjanais appelé le saz. Le mugam peut aussi être joué sur d'autres instruments tels que le daf, le balaban, le qoshanaghara (double tambour).  00:01:07
 Mugams "Eynur", "Bayati Shiraz"  A la fin de la rencontre, les musiciens nous jouent quelques parties des mugams "Eynur" et "Bayati Shiraz".  00:05:13




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Musique azerbaïdjanaise et Mugam azerbaïdjanais, 01/09/2008 17:14:35







Dernière mise à jour le 01/06/2009
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